FINIR À LA NAGE

Ce spectacle a été créé en septembre 2018 au Théâtre le Fou (Lyon 1)

Création collective : tous*tes les participant*es sont à la fois auteur*ices, metteur*es en scène et comédien*nes 

Avec Caroline Baguet, Lucile Bouchet, Anaëlle Croiset, Juliette Donner, Stéphane Rotenberg et Léonard Stefanica

Création lumière : Suzanne Péchenard

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Synopsis

Finir à la nage, c’est l’histoire d’une bande de potes. Mona, Sébastien, Olga, Charlotte, Jeanne et Samuel s’échappent de l’enterrement de leur ami Lucas. Pour défier la mort et éclipser cet événement, ils décident de passer la nuit ensemble, dans le garage qui étaient le lieu de tous leurs jeux d'enfants et d'adolescents. Au milieu des souvenirs et du choc du décès de leur copain d'enfance, ils se prennent la vie en pleine gueule. Les monstres intérieurs de chacun se réveillent et remuent leurs angoisses et leurs joies vitales. Ce memento mori invite à la remise en question et pousse chacun à se réaliser en réactualisant sa quête de bonheur.  Envies d'ailleurs ou enracinement, continuer ou s'arrêter là, s'aimer ou se replier sur soi, tout dire ou se taire, chacun*e découvre qui il*elle veut ou peut être à cet endroit précis, face à la mort. Finir à la nage veut être le miroir de nos forces et de nos renoncements face aux angoisses contemporaines, en dressant le tableau d’une jeunesse qui bataille pour être maîtresse à bord de son destin. Une jeunesse qui face à la tempête est prête à finir à la nage.

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Le processus de création 

Nous travaillons de manière collective : nous sommes six comédien·ne·s, metteur·e·s en scène, dramaturges, six forces de décision. Fièvre tend à être un laboratoire démocratique dans lequel s’expérimentent l’absence de hiérarchie, la friction des singularités sans tendre à l’uniformisation, et les désaccords qui sont autant de prétextes à créer. En s’inscrivant ainsi dans les nécessités du théâtre contemporain, Fièvre devient cellule où l’artistique se mêle au politique. Nous avons voulu créer un spectacle dans son intégralité, du texte à la mise en scène. Finir à la nage est donc le fruit d’un aller-retour permanent entre la table, où nous écrivons et discutons, et le plateau. Nous avons commencé par écrire et improviser autour de thématiques qui nous sont chères. Selon les besoins de la création et les nécessités de l’instant, nous travaillons à partir de canevas en improvisations, où nous écrivons et structurons le spectacle. L’écriture est solitaire ou à plusieurs mains. C’est celle de l’écrivain au bureau, mais c’est aussi l’autre écriture, celle du corps, du mouvement et du silence.

 

Le spectacle grandit avec nous, à chaque pas notre méthode de travail évolue et se réadapte aux besoins de l’écriture, de la dramaturgie, de la mise en scène: c’est un spectacle vivant, inventé dans une démarche vivante. Notre démarche et le spectacle qui en est né sont intimement liés : Finir à la nage raconte la place de l’individu au sein du collectif, et le frottement – joyeux ou violent – entre soi et les Autres, et résonne parfois avec notre aventure collective. Ces choix de création pour ce premier projet font de Finir à la nage une plante vivace. Vivace : se dit d’une plante dont la période de végétation s’étend sur plusieurs années, même lorsque les parties souterraines subsistent seules en hiver. Notre rapport au temps a été un rapport de la durée : c’est quoi le temps juste pour créer ? Nous avons décidé de prendre exactement le temps qu’il fallait pour laisser germer cette toute première graine.

© Zoë Dumontet

© Stéphane Rotenberg